HtmlToText
présentation du livre "route de nuit" english version graeme allwright (à gauche) avec graeme allwright dans les coulisses de l'espace duchamp-villon, à rouen photo: claude bernard harens d'origine espagnole par son père et française par sa mère, naît à elbeuf-sur-seine le 23 février 1949. elevé jusqu'à quatre ans par sa grand-mère, il ignore le complexe d'oedipe, si cher à m. freud. enfance studieuse, tranquille et plutôt solitaire au cours de laquelle l'amour des livres et des arts se manifeste assez naturellement. les romans de james oliver curwood, jack london, alain gerbault et jules verne cohabitent sur ses étagères avec des livres consacrés aux sciences de la nature, aux grands espaces et à l'aviation. il se voit plutôt scientifique, passionné par les découvertes, l'astronomie et le monde animal, notamment celui des oiseaux. on le dit bon en dessin et son goût pour la langue française n'échappe pas aux enseignants. au collège ferdinand buisson d'elbeuf, il reçoit le prix herzog. la poésie l'empoigne au moment du lycée. c'est « l'âge de rimbaud », des révoltes et des doutes. il pressent alors que le monde ne fonctionne pas selon ses rêves. en 1966, il découvre les chansons de bob dylan, joan baez et léo ferré. son intérêt pour ce mode d'expression s'ajoute à l'attrait de la poésie. a vingt ans, il publie ses premiers textes, suite à un concours national. d'autres publications suivront, dans une revue dirigée par le comédien jean richard. la voie semble tracée. plutôt doué pour les langues étrangères, il va approfondir ses connaissances en espagnol et en anglais, ce qui lui vaut de trouver un emploi de traducteur dans l'industrie (société asselin-briot, productrice de meuleuses pour les verres de lunettes, à elbeuf). son travail littéraire se développe parallèlement. les plaquettes de poèmes s'enchaînent. il écrit des chansons, s'improvise mélodiste, soutenu par des copains avec qui il compose et se produit. les titres plaisent. il va même former un groupe, les baladins, après quoi il enregistre un disque autoproduit. entre-temps, il rencontre dali en catalogne, découvre avec passion les livres de jacques lacarrière et se lie d'amitié avec henri pichette, immense poète de l'après-guerre. en 1978, après avoir reçu ses textes, le chanteur graeme allwright l'accueille chaleureusement à paris. une grande amitié naît entre les deux hommes. une collaboration fructueuse s'ensuit, avec neuf titres qui seront presque tous enregistrés. dans le répertoire de graeme, figure légendaire du folk et des années soixante, les textes de côtoient ceux de brassens, cohen, dylan et tom paxton , rêve qui, à d'autres, eût semblé presque inaccessible… grâce à l'amitié de graeme, il va rencontrer maxime le forestier, croiser les troubadours et marcel azzola en studio. sa vocation s'affirme sans qu'il perde le nord et le sens des réalités. il se veut d'abord artisan. la chanson ne peut, sans déchoir, s'assimiler au marketing encore moins au formatage, mot que porquet exècre comme « une affligeante perversion du système ». en même temps que s'affirme l'auteur, le journaliste et critique d'art pointent leur nez, à telle enseigne que délaisse un beau jour l'industrie pour la presse à laquelle il consacre entièrement dix années de sa vie. ses consistantes contributions à l'affiche culturelle de haute-normandie (dont il sera rédacteur en chef adjoint), marie-claire, maisons normandes, restaurer sa maison, normandie magazine, le journal d'elbeuf, le courrier de l'eure, artension, rouen passions, etc. rendent compte de son fulgurant dynamisme. pièces de théâtre, expositions de peinture, spectacles de variétés, artistes, livres et musées sont passés au peigne fin. dans le même temps, disques, spectacles et ouvrages se multiplient à travers de nouvelles rencontres. collabore avec le centre théâtral du havre aux côtés de jean-françois philippe : spectacles consacrés à garcia lorca puis demetria dont nicole croisille et mônica passos, bratsch, koteba et l'orchestre d'harmonie du havre sous la direction de philippe langlet , seront, entre autres, les vedettes (21.000 spectateurs au bourget en juin 1992). il cosigne plusieurs titres de ce spectacle musical, dont catherine désormières a conçu la trame théâtrale, avec daniel jannin, qui fut directeur musical de l'olympia. deux ans après, en 1994, nana mouskouri reprend et enregistre « chanson de l'adieu », écrite sur une musique de graeme allwright, une quinzaine d'années plus tôt. dans ce sillage stimulant, la complicité de luis avec le compositeur thierry pélicant donne lieu à de nouvelles créations (suite lyrique « ombre légère », créée à compiègne ; oratorio de noël « et de toi, béthléem » créé à la cathédrale de senlis, enregistré et réédité, etc.) peu après cette entrée dans le domaine lyrique, le groupe de rock marin millions de sabords embarque sur son deuxième album et hugues aufray met en musique et enregistre « un arbre m'a dit » (1999) titre que télérama salue chaleureusement. il signe aussi plusieurs chansons pour les albums de catherine maillot et antoine godey , leader du groupe « les grand-mères dans les cordes » . l'éclectisme étonnant de s'exprime en de nombreux domaines, notamment celui du livre d'artiste et de la bibliophilie, aux côtés du grand peintre japonais yasse tabuchi, de bertrand dorny, christophe ronel, francis caudron, emmanuel dilhac, dominique penloup, catherine bernard, tran van rinh, jean marc ou claude lormier, du photographe claude-bernard hareng, de la verrière monica damian, du graveur ivan bafoil, du relieur richard kunz et de son complice, le peintre abstrait jean-pierre désert (commande de la médiathèque de flers). il s'est également associé avec le lithographe camille selva, le graveur robert chemin ou le graphiste jean-marc silvestre... de nombreuses réalisations pouvant faire l'objet d'une exposition témoignent de cet itinéraire auquel s'ajoutent les foisonnantes préfaces d'ouvrages et de catalogues d'exposition (château de vascoeuil, palais bénédictine, musée de vernon, conseil général de l'eure, hospice saint-charles de rosny-sur-seine, maison des arts d'evreux, centre culturel de saint-germain des angles, musée canel de pont-audemer, maison henri iv de saint-valéry-en-caux, ville du havre, château du parc animalier et botanique de clères, fnac de rouen, galeries de peintures françaises et étrangères, etc.). au cours de ses diverses contributions journalistiques, s'est notamment entretenu avec folon, le cinéaste raul ruiz, les écrivains philippe delerm, jacques lacarrière, jean malaurie et kenneth white. en 1998, il a fait paraître un essai (vaincre la nuit) dans le cahier henri pichette n° 3 , avec les epiphanies, aux éditions de la rubeline. d'une nature ouverte, porquet se défie des cloisonnements, aimant dans le même temps bach et bourvil, edgar varèse et mantovani, james taylor et elisabeth schwarzkopf, chopin et bela bartok. grand cinéphile, il vénère chaplin, luis bunuel, andrei tarkovski, roberto rossellini, john ford, tod browning, werner herzog et jean renoir. il déteste la bureaucratie et les idées reçues, c'est-à-dire expédiées. ces dernières années, a écrit de nombreux poèmes à destination des enfants. avec elisabeth le borgne, son épouse et inspiratrice, propose des lectures conviviales en public, formule qu'il ne rechigne jamais à pratiquer… ils animent l'un et l'autre des ateliers d'écriture en milieu scolaire, dans les bibliothèques, les centres culturels et les maisons de retraite. participation de à des ouvrages récents préface du catalogue de la passerelle , galerie de l'iufm de rouen mont-saint-aignan, pour la saison 2010-2011. devenir afin d'exister , essai consacré au peintre françoise lemaitre-leroux (préface de bernard boscher, expert auprès de cambridge expertise, critique c.e. /c.a.) ouvrage en couleur de 150 pages réalisé par art-culture-france, 1er trimestre 2011. préface de l'album catalogue du centenaire du douanier rousseau . publication bilingue en françai